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Offshoring au Maroc en 2026 : la nouvelle offre de l'État et la fiscalité des sociétés de services

Depuis juillet 2025, une nouvelle circulaire du Chef du gouvernement encadre l'offre Offshoring Maroc : prise en charge d'une partie de l'IS et de l'IR, primes à l'emploi et à la formation. Ce qu'elle prévoit, et la fiscalité de droit commun qui s'applique à côté.

Par 4 min de lecture

Centres de relation client, services informatiques, ingénierie, fonctions administratives et financières externalisées : l’offshoring est l’un des secteurs exportateurs les plus dynamiques du Maroc. L’État l’accompagne par une offre d’incitations renouvelée, encadrée depuis le 1er juillet 2025 par la circulaire du Chef du gouvernement n° 15-2025.

Ce que prévoit l’offre Offshoring Maroc

Les incitations prennent principalement la forme de prises en charge et de primes versées par l’État, sous conditions d’éligibilité fixées par les manuels de procédures annexés à la circulaire.

Les aides liées à l’impôt

AvantagePrincipe
Avantage lié à l’impôt sur les sociétésPrise en charge par l’État d’une partie de l’IS, à hauteur de 56 % du taux de l’impôt, pour les entreprises installées dans les plateformes dédiées ou dans les régions qui n’en ont pas
Avantage lié à l’impôt sur le revenu (20 %)Restitution de la part de l’IR des salariés qui dépasse 20 % de leur revenu brut imposable
Avantage lié à l’impôt sur le revenu (10 %)Même mécanisme avec un seuil de 10 %, dans certaines plateformes secondaires (notamment Fès, Tétouan et Oujda)

Les primes à l’emploi et à la formation

  • Prime à l’emploi : 17 % du revenu brut imposable annuel pour chaque nouvel emploi stable occupé par un Marocain, à temps plein, sur au moins 18 mois consécutifs.
  • Prime à la formation : 3,5 % du revenu brut imposable annuel pour chaque nouvelle recrue marocaine, versée chaque année pendant la durée de validité de la circulaire.

Ces aides sont instruites par un comité technique dédié, sous la supervision d’un comité de pilotage présidé par le Chef du gouvernement.

La fiscalité qui s’applique à côté

L’offre de l’État ne remplace pas les règles fiscales de droit commun. Une société d’offshoring reste soumise à :

  • l’impôt sur les sociétés, au taux de 20 % pour un bénéfice inférieur à 100 millions de dirhams. Voir notre article sur l’IS en 2026 ;
  • l’impôt sur le revenu retenu sur les salaires, selon le barème progressif ;
  • la TVA : les services exportés, utilisés à l’étranger, sont en principe exonérés avec droit à déduction. La société récupère la TVA payée sur ses achats, ce qui peut générer un crédit de TVA remboursable sous conditions.

Le point sensible : les prix de transfert

La plupart des sociétés d’offshoring travaillent pour leur propre groupe. Leur rémunération, souvent calculée sur la base de leurs coûts augmentés d’une marge, doit respecter le principe de pleine concurrence. Nous détaillons ces règles dans notre article sur les prix de transfert.

Choisir son implantation et sa structure

  • Plateformes industrielles intégrées dédiées à l’offshoring ou région sans plateforme : le lieu d’implantation conditionne certaines aides.
  • Statut Casablanca Finance City ou zone d’accélération industrielle : des régimes distincts, qui ne se cumulent pas avec tous les avantages ; il faut comparer avant de choisir.
  • Filiale ou succursale : pour une activité durable, la filiale est généralement préférée. Voir notre comparatif.

En résumé

  • La circulaire n° 15-2025 encadre l’offre Offshoring Maroc depuis le 1er juillet 2025.
  • Aides sur l’IS et l’IR des salariés, prime à l’emploi de 17 % et prime à la formation de 3,5 % du revenu brut imposable.
  • Fiscalité de droit commun à côté : IS à 20 %, TVA exonérée avec droit à déduction à l’export.
  • Les prix de transfert sont le principal point de vigilance.

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Sources officielles

Cet article est fourni à titre d’information générale, à la date de sa publication. Il ne constitue pas un conseil personnalisé : les textes évoluent et chaque situation doit être analysée au cas par cas.

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